Fin tragique du Groupe Accell géant de l’industrie européenne du cycle

Le groupe Accell est déclaré officiellement en faillite par le tribunal d'Amsterdam depuis le 11 Août 2026. Un repreneur est peut-être sur les rangs mais beaucoup d'incertitudes planent et parmi les marques européennes en sursis, Lapierre a désormais rendez-vous le 25 Août pour une première audience devant le tribunal de commerce de Dijon avec ce nouvel état de fait.

Par Patrick Denis

Alors que le groupe Accell dominait une bonne partie du marché du cycle européen, sa chute entraîne une myriade de sociétés désormais en difficulté. La holding néerlandaise détient dans son portefeuille Raleigh, Batavus, Koga, Sparta, Babboe et Lapierre entre autres. Évidemment tous nos regards se portent sur le devenir de la société française qui mettait en avant encore récemment ses 80 ans d’Histoire avec notamment de nouvelles productions modernes et performantes. Ce samedi 11 Août 2026, ce ne sont pas moins de six entreprises néerlandaises qui ont été déclarées en faillite. Les inquiétudes sont légitimes.

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FAILLITE D’UN GROUPE AUX NOMBREUSES CONSÉQUENCES

Tout s’est joué très vite depuis l’annonce le 5 août 2026 par différents médias ou marques directement de la mise en sursis de paiement du Groupe Accell. La mise en liquidation a été décidée sans plus trop attendre par le tribunal d’Amsterdam.

Accell Group, Access Group Holding, Accell Group Europe, Accell Global, Access Duitsland et Access Nederland constituent le peloton des six entités en insolvabilité au registre des sociétés néerlandaises. 340 salariés auront appris en vacances peut-être que leur avenir professionnel était en question.

L’Allemagne, le Royaume-Uni et la France font partis des pays où l’onde de choc s’est propagée. Lapierre précisait dans un communiqué (à relire ici) vouloir retrouver son indépendance avec une demande d’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire. La mobilisation est totale pour poursuivre les commandes, les livraisons, les garanties, les pièces de rechange et le service après-vente. La Préfecture, les services de l’État, la Région Bourgogne-Franche-Comté, Dijon Métropole, la Ville de Dijon, les banques, les principaux clients, les distributeurs, les fournisseurs et les partenaires logistiques sont sollicités pour trouver des solutions et un repreneur solide et fiable.

La première audience concernant les Cycles Lapierre se tiendra le 25 août prochain devant le tribunal de commerce de Dijon.

UN ÉCLAIRCI DÉJÀ À VENIR ?

Alors même que Lapierre déclarait avoir réduit ses coûts, adapté son organisation et fortement assaini ses stocks, que les premiers mois de 2026 ont également fait apparaître des premiers signes d’amélioration opérationnelle notamment sur les marges, un repreneur irlandais Quanta Capital société d’investissement et de gestion d’actifs basé à Dublin s’est déclaré intéressé par le rachat de l’intégralité du groupe Accell.

Si Lapierre recherche actuellement un investisseur industriel ou financier afin de retrouver sa pleine autonomie commerciale, opérationnelle et financière, la marque se laisserait-elle à nouveau intégrer dans un tel groupe ? Ce qui représenterait une toute autre configuration.

La semaine prochaine pourrait être décisive avec une proposition de rachat. Alors que le PDG de Quanta Capital Mel Sutcliffe ancien coureur cycliste de l’équipe nationale irlandaise dans les années 90 avait fondé Eurocycles, acquis Raleigh Ireland pour finalement créer Eurotrek Raleigh Ireland Group et enfin le vendre à Raleigh et à Accell en 2016, il pourrait bien acquérir un géant auquel il avait vendu ses “petites” entités 10 ans plus tôt.

Toutefois les espoirs de ce côté sont quand même à tempérer pour une offre de rachat qui aurait été formulée avant la décision du tribunal de mise en faillite. De plus il y a de nombreux obstacles administratifs qu’il faudrait lever, autant dire que c’est loin d’être fait.

Enfin bien que solidaires des marques européennes du groupe qui pour l’instant ont trouvé des façons de fonctionner avec les propres règles de droit local en attendant, c’est Lapierre qui nous intéresse le plus évidemment. La marque doit composer avec une nouvelle situation pour son rendez-vous du 25 août avec un actionnaire non plus en difficulté mais en faillite. Une issue favorable est souhaitée par tous les amoureux du vélo dont Lapierre est un acteur historique incontestable et osons le dire : aimé.

À ce stade, la communication officielle est portée par l’entreprise par l’intermédiaire de son représentant légal William Perrier Directeur Général de Cycles Lapierre.

Pour en savoir plus, site internet de la marque.

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